bruno dario (1993-2022).

 

Paraitra un nouveau livre de bruno dario aux éditions RAZ en 2027 après un premier paru en bilingue dans la collection RAZ FRA/MEX en 2017 (Poemas muy tarde/Poèmes très tard). Il s'agira de la traduction de ses trois livres parus au Mexique et en Espagne (Celebración, espantoMal de aire. Asolar) qui seront regroupés en un seul livre sous le titre Lantana, et qui ne sont jamais parus en langue française. Cette trilogie a fait l'objet d'une publication aux USA en bilingue anglais-espagnol par l'entremise de Kit Schluter (Ugly Duckling Presse, New York).

Bruno Dario qui nous a malheureusement quittés en 2022, était l'un des jeunes poètes mexicains les plus prometteurs, il était également un chanteur et musicien reconnu sur la scène musicale mexicaine. 

 

https://www.youtube.com/watch?v=TOjoZLirE_Q&t=54s 

 

https://www.youtube.com/watch?v=jCIy1M6JEWs

 

https://www.youtube.com/watch?v=eqTOW3Eh2Dg

 

Parution prévue en 2027.

Traduction de Sara Gabriela Zaro et Guillaume Guesdon-Marinelli.

 

Extrait de la préface de Kit Schluter.

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Plutôt que de spéculer sur l'inspiration spécifique de cette œuvre, je préfère souligner l'émerveillement que ce texte m'a inspiré, à la fois en tant qu'ami de Bruno, l'homme qui a parcouru la terre, et en tant que lecteur de Bruno, le poète qui nous a laissé cet héritage de sa pensée. J'ai rarement, voire jamais, vu la poésie utilisée avec autant d'audace pour explorer les aspects les plus difficiles, et potentiellement terrifiants, de l'expérience intérieure.

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Cette nuit-là, Bruno est mort.

Quelques semaines plus tard, nous sommes allés en grand groupe à Coatepec pour célébrer la vie de Bruno. Toute la ville, ou presque, était invitée à La Estrella de Oro pour une veillée funèbre à l'irlandaise. Ce soir-là, son portrait était accroché au mur, au-dessus du jukebox, près d'un de ses poèmes encadrés, longtemps restés sur le rebord de la fenêtre, où ils se trouvent encore aujourd'hui. La soirée semblait tout droit sortie d'une lettre en l'air, un festin véritablement effrayant. Je n'oublierai jamais le moment où, après minuit, une des serveuses du bar s'est approchée de moi et m'a demandé comment nous pouvions bien rire si Bruno était mort.

 

La question a figé le temps. En la regardant, j'ai remarqué que des larmes coulaient sur ses joues et qu'elle était vêtue de noir de la tête aux pieds. Et en regardant ses compagnes, j'ai remarqué qu'elles pleuraient aussi et étaient vêtues de noir. Je lui ai demandé comment elle avait connu Bruno. Elle m'a répondu : « Du bar. Il m'appelait Hermosa… c'était mon ami… il m'écrivait des poèmes… »

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Renseignements complémentaires à suivre.